Pascal Trégan, animateur de l'architecture et du patrimoine au conseil général et responsable du château de Sainte-Suzanne. Le centre d'interprétation rayonne bien au-delà de la Mayenne

Deux ans après son ouverture dans le logis du château, le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) a acquis ses lettres de noblesse.

Entretien avec Pascal Trégan, responsable du château:

25 000 entrées par an, à quoi attribuez-vous ce succès ?

Le CIAP, c'est un peu une originalité dans un site rare. Le site, il est connu : un château construit dans une cité médiévale, un logis du début XVlle. L'originalité se situe au niveau de la double interprétation du patrimoine : celle du Pays d'art d'histoire Coëvrons-Mayenne et, au-delà, celle du département. Les domaines abordés (archéologie, monuments, faune, flore, paysages, savoir-faire) et les modes d'explication mis en oeuvre suscitent un grand intérêt auprès du public. Le bouche à oreille est notre meilleur vecteur de promotion.

Qui sont les visiteurs ?

Tout public, visiteurs de la Région ou de passage. Ce sont des scolaires, des familles ou des groupes constitués. Le CIAP, c'est environ 600 m² accessibles à tous, adultes, ados, enfants et bien sûr aux personnes porteuses d'un handicap, quel qu'il soit. Le public est étonné et satisfait de découvrir l'équipement. On peut regarder, écouter, toucher, se documenter.

Le CIAP va-t-il devenir une référence régionale voire nationale ?

Implanté au coeur d'un Pays d'art et d'histoire, il est en train de devenir un équipement de référence en matière d'interprétation du patrimoine. J'ai en effet reçu depuis l'an dernier, une douzaine de délégations d'élus et de techniciens de Verneuil, Vendôme, Vitré, Rezé, du Cotentin... Ils sont intéressés par la démarche engagée par le conseil général et par les équipements mis à la disposition des visiteurs dans ce qui est à ce jour un des rares CIAP de Pays d'art et d'histoire d'une telle envergure en France. La plupart des CIAP sont installés en milieu urbain.

Quels sont les projets ?

Nous continuerons de mettre en place des expositions temporaires de qualité ponctuées de conférences, de visites guidées, de concerts... Quant à l'équipement, nous avons une certaine « marge de manoeuvre ». Il est évolutif et peut permettre de mettre en avant toute nouvelle découverte archéologique, historique... Ce que j'espère vivement.